Lors d’une opération de communication dont il est coutumier, Nicolas Sarkozy s’est rendu vendredi matin dans un centre de maintenance de la SNCF à Saint-Denis pour défendre sa réforme des régimes spéciaux.

Sa précipitation témoigne des difficultés à imposer aux forceps sa politique de régression sociale. Car le chef de l’Etat est en difficulté face à une montée générale du mécontentement dans le pays ; internes, justice, personnels naviguant d’air France, chaque jour de nouveaux mouvements sociaux éclosent dans le pays.

Les cheminots ne sont pas dupes d’une réforme qui sous couvert d’un prétendu sauvetage de la retraite par répartition, vise à les faire « travailler plus pour gagner moins ». Si le président veut véritablement s’attaquer au déficit des retraites, qu’il cesse d’opposer les français entre eux et qu’il réforme les financements pour que capital et salariat cotisent au même niveau. C’est ça l’égalité, c’est ça la justice sociale !

Nicolas Sarkozy déni le droit aux français de manifester ; « le choix de la rue dans une démocratie ça n’est pas un bon choix » dénonce-t-il. Mais, manifestement, il ne convainc plus. Plus que jamais, faisons nous entendre et participons nombreux au rassemblement de riposte organisé par le PCF, demain, samedi 27 octobre à 14h à République.

Parti communiste français

Paris, le 26 octobre 2007