Les personnels du lycée ont agi de concert avec les parents d’élèves : ils ont occupé le lycée la nuit pendant 15 jours, ils ont rencontré le recteur sans qu’aucune avancée significative ne soit en vue. Même configuration dans de nombreux autres établissements du pays, par exemple au lycée Armand Peugeot, dont l’avenir à terme est menacé selon les enseignants.

A l’heure où Sarkozy, chantre du libéralisme, vient de former son gouvernement, la vigilance et la lutte sont plus que jamais d’actualité. Pour défendre les conditions de travail et le statut des personnels mais surtout pour assurer la réussite des élèves. La priorité est de récupérer les 3000 postes supprimés à cause du décret Robien, dont il faut obtenir l’abrogation. Il est aussi urgent de s’opposer à la généralisation de la bivalence : enseigner une matière pour laquelle on n’est pas formé, ne garantit pas la qualité de l’enseignement !

L’annonce par Xavier Darcos de la suppression de la carte scolaire au nom de la liberté de choix des parents annonce en fait la fin de la mixité sociale, donc de l’égalité des chances.

Durant cette année les enseignants ont mené de nombreuses actions nationales et locales. Ils s’apprêtent à les poursuivre, ils ne rateront pas non plus le rendez-vous des législatives. Un vote communiste plus massif est nécessaire pour peser de façon efficace sur le gouvernement. Les propositions de Sarkozy sur l’école sont dangereuses. Il faut s’y opposer le 10 juin !

Véronique Bourquin-Valzer, Syndicaliste enseignante