Parti communiste du Pays de Montbéliard

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vendredi 26 octobre 2007

Visite de Sarkozy à la SNCF : Nicolas Sarkozy ne convainc plus

Lors d’une opération de communication dont il est coutumier, Nicolas Sarkozy s’est rendu vendredi matin dans un centre de maintenance de la SNCF à Saint-Denis pour défendre sa réforme des régimes spéciaux.

Sa précipitation témoigne des difficultés à imposer aux forceps sa politique de régression sociale. Car le chef de l’Etat est en difficulté face à une montée générale du mécontentement dans le pays ; internes, justice, personnels naviguant d’air France, chaque jour de nouveaux mouvements sociaux éclosent dans le pays.

Les cheminots ne sont pas dupes d’une réforme qui sous couvert d’un prétendu sauvetage de la retraite par répartition, vise à les faire « travailler plus pour gagner moins ». Si le président veut véritablement s’attaquer au déficit des retraites, qu’il cesse d’opposer les français entre eux et qu’il réforme les financements pour que capital et salariat cotisent au même niveau. C’est ça l’égalité, c’est ça la justice sociale !

Nicolas Sarkozy déni le droit aux français de manifester ; « le choix de la rue dans une démocratie ça n’est pas un bon choix » dénonce-t-il. Mais, manifestement, il ne convainc plus. Plus que jamais, faisons nous entendre et participons nombreux au rassemblement de riposte organisé par le PCF, demain, samedi 27 octobre à 14h à République.

Parti communiste français

Paris, le 26 octobre 2007

La France : un pays de bas salaires



 

Mis en ligne : 26 octobre
Il faut voir la vérité en face : la France est devenue un pays de bas salaires. Plus de la moitié des salariés, c’est à dire 90% de la population, gagne moins de 1500 euros. Et tout concourt à aggraver cette situation. Le patronat n’a de cesse de réduire le coût du travail et donc sa valeur.

Les gouvernants multiplient les exonérations de cotisations pour les bas salaires (30 milliards d’euros en 2008 seront payés aux entreprises par les contribuables) et poussent donc les entreprises à mal rémunérer leurs employés. La précarité enfle le nombre de travailleurs pauvres que le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale chiffre à 2,5 millions. Un ménage avec les 1005 euros net d’un SMIC et les aides sociales dépasse à peine le seuil de pauvreté. Les bons apôtres qui prêchent la modération salariale n’imagineraient pas se contenter de cette somme comme argent de poche mensuel !

Le gouvernement ergote : les Français auraient l’impression que leur pouvoir d’achat se dégrade mais il n’en serait rien. Comme si les étiquettes arrondies au chiffre supérieur lors du passage à l’euro étaient une illusion. Comme si l’envolée des produits alimentaires ou la hausse du prix du plein d’essence était un mirage et l’augmentation des loyers une hallucination. Mille clignotants se sont allumés qui signaient la dégradation des conditions de vie d’une très grande majorité. « Le recours au crédit est devenu un moyen de combler l’insuffisance des ressources » a relevé le Conseil économique et social en s’inquiétant de la forte augmentation des dossiers de surendettement. Mais Sarkozy n’en a cure qui veut encore endetter les plus pauvres en les poussant à acheter leur logement, en suivant à la lettre le modèle américain qui s’effondre aujourd’hui, mettant des millions de personnes à la merci des expulsions, des saisies et d’un asservissement à vie aux remboursements bancaires.

Plus souterrainement, la droite rogne les revenus des travailleurs en faisant porter par les salaires l’essentiel du coût de la protection sociale et des retraites alors que la contribution des revenus financiers est nulle ou presque. Après les cheminots, les traminots, les électriciens, le gouvernement prépare pour 2008 une nouvelle réforme pour que les salariés du privé travaillent encore plus longtemps et gagnent donc moins.

La conférence nationale sur le pouvoir d’achat et les salaires convoquée par le gouvernement vise à différer le moment de vérité, à faire croire en plus que le discours présidentiel sur « le chantier prioritaire » du président de la République se traduira en monnaie sonnante et trébuchante. Pour l’heure, ses seules propositions sont la création d’une commission pour enterrer les contentieux sur le SMIC et d’une autre pour conditionner les exonérations de cotisations sociales à l’ouverture de négociations salariales par les directions d’entreprise...sans la moindre obligation de résultat. Aux salariés, l’UMP destine des fumigènes alors que les gros revenus croulent sous les cadeaux fiscaux.

Cela ne sera pas suffisant à désamorcer le mécontentement qui grandit parmi les salariés. Les fonctionnaires se mettent d’ailleurs en ordre de grève pour le 20 novembre. De la feuille de paie aux pensions de retraite, c’est toujours de la rémunération du travail dont il est question et des mêmes maux. Ce mouvement répond à un impératif de justice sociale et à une nécessité économique : relancer la croissance par la consommation sociale, l’amélioration du pouvoir d’achat et la valorisation du travail par la formation et de nouvelles garanties collectives d’emploi. Un tête à queue par rapport à la voie suivie par Sarkozy...

Le gouvernement devra remettre en cause les logiques libérales pour être au niveau des décisions prises par Nicolas Sarkozy



 

Mis en ligne : 25 octobre
Face à la montée des périls à l’échelle planétaire, face aux exigences des ONG, aux aspirations des français, le Président de la République a pris des engagements qui impliquent un investissement politique et financier très lourd.

Le Parti communiste sera extrêmement vigilants sur le fait que les financements très lourds nécessaires à la réalisation de ces choix politiques ne pèsent pas sur le pouvoir d’achat des familles populaires, des salariés et des collectivités.

Le mode de croissance qui produit la crise écologique est le même que celui qui produit la crise sociale. Ce modèle est totalement incompatible avec ces engagements, le Président de la République lui même l’a d’ailleurs reconnu. Or ce modèle est celui de l’économie libérale, la logique de profit financier à tous prix, écologique et sociale, est en contradiction absolue avec la réalisation des objectifs annoncés.

Comment, en effet, développer un programme nationale en faveur des énergies renouvelable en privatisant le secteur public de l’énergie ? Le gouvernement devra assumer jusqu’au bout la portée de cette déclaration, et remettre en cause sa politique de casse des services publics, qui contribue à aggraver la crise sociale, comme la crise environnementale. Cette déclaration vaut engagement de l’ensemble de la politique gouvernementale et le Parti communiste s’engagera donc pleinement, notamment grâce à ses parlementaires, pour que le gouvernement soit au niveau de ces annonces et remette en cause les logiques libérales.

Parti communiste français

Paris, le 25 octobre 2007.