nous avons signé le pacte du logiciel libre !!

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La journée de mobilisation de demain promet d’être très importante. D’abord par son ampleur, mais aussi pour ce qu’elle représente.
Le Parti communiste français se félicite qu’un vent de résistance souffle contre les projets de démolition du gouvernement. Plus qu’une mobilisation contre la seule casse des régimes spéciaux, c’est bien un refus massif de la casse de tout le système de retraite qui se prépare demain.
Les traditionnelles invectives haineuses de la droite n’y feront rien, les hommes et les femmes qui se mobilisent demain s’élèvent dans l’intérêt de toutes celles et ceux qui veulent bénéficier d’une retraite digne, tant sur le montant que sur la durée de cotisation.
Le Parti communiste français sera présent à la manifestation de demain, et appelle l’ensemble des hommes et des femmes à être solidaires d’un mouvement qui n’a d’autre but que de défendre l’intérêt général. La force du mouvement de résistance qui débutera demain est une pierre sur laquelle chacun et chacune pourra s’appuyer pour résister contre l’offensive menée tous azimuth par la droite depuis plusieurs mois, voire plusieurs années.
Parti communiste français
Paris, le 17 octobre 2007.
On comprend mieux alors l’offensive médiatique naturelle opérée autour de cette journée de mobilisation : focalisation sur le mécontentement des usagés des transports publics, informations continues sur les conditions de circulations des trains, et étalage des embouteillages qui en sont la conséquence.
Sur le fond du problème ? Rien ou presque. Pas de débat sur la pénibilité du travail des agents des transports publics. Pas de débat sur le gel des salaires opérés dans ces branches depuis plusieurs années, pas de débat sur l’absence d’embauches et de moyens pour ces secteurs économiques vitaux pour la France. Rien sur ce qui constitue toute la fierté française d’avoir le service de transport public le plus fiable et le plus efficace au monde.
Pas de débat non-plus sur le financement, et les financements entre caisses des retraites. Informations contradictoires, stigmatisation des régimes spéciaux par l’argument massue « est-il normal que certains travaillent moins longtemps que d’autres ? ».
Pas de débats sur les cadeaux fiscaux de l’été faits au plus riches qui représentent 15 milliards d’euros, rien sur l’assèchement des comptes de la sécurité sociale, rien sur la contribution des bénéfices financiers au régime de solidarité.
Pas de débat. Tout dépend comment on pose les questions !
Dans un sondage de « CSA / l’Humanité de ce jour » - suivant la question suivante : « Vous savez que plusieurs syndicats de la SNCF, de la RATP, d’EDF-GDF, de l’ANPE, de l’UNEDIC, de l’éducation nationale appelllent à une journée nationale d’action et de grève le 18 octobre prochain, notamment sur l’avenir du système de retraites et des régimes spéciaux. Quelle est votre attitude à l’égard de ce mouvement ? » - les français soutiennent ce mouvement à 54 %.
Dans un autre sondage « BVA / Le Figaro / LCI » - suivant la question : « Diriez-vous que le projet de réforme des régimes spéciaux de retraite prévu par le gouvernement et prévoyant un alignement des régimes spéciaux de retraite sur le régime de la fonction publique va dans le bon sens ou ne va pas dans le bon sens ? » - les français répondent à 57% que la réforme va dans le bon sens...
Justice, quand tu nous tiens...
Pour leur part les communistes vous donnent rendez-vous à la manifestation de demain, à partir de 13H30, Angle Boulevard Voltaire et Richard LENOIR à Paris et partout en France.
Transformer les agents du service public de l’emploi en auxiliaire de police est une honte ! Après l’amendement ADN et l’inauguration en catimini du musée national de l’immigration, on peut se demander jusqu’ou ira ce gouvernement dans l’ignominie ?
Il est temps de rappeler à cette droite sous influence vichyste que la France est cette nation qui a donné au monde la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
L’acharnement de ce gouvernement sur les immigrés contraste avec les largesses à l’égard des négriers des temps modernes qui exploitent des sans-papiers. Pour preuve, si la préfecture n’a pas réagi avant 48 heures sur une demande de validité d’un titre de séjour, l’employeur est couvert. Vu les coupes sombres d’emplois publics et le nombre de dossiers, le délai ne pourra être respecté et des patrons qui étaient en infraction seront ainsi blanchis.
Cette justice à deux vitesses est ignoble, et montre jusqu’où peut aller la collusion entre la droite et le patronat. Tout ce dispositif est une honte et le PCF appelle à son retrait immédiat.
Parti communiste français
Paris, le 17 octobre 2007
La Commission pour la libération de la croissance française (CLCF) présidée par Jacques Attali a remis hier, à Nicolas Sarkozy un rapport d’étape contenant les « premières propositions pour le pouvoir d’achat ».
La commission fait une impasse volontaire et édifiante. Il n’y a aucune référence à une augmentation des salaires. Prétendre apporter des solutions sur le pouvoir d’achat, sans s’attaquer au problème des travailleurs pauvres, des précaires, des petites retraites n’est qu’une imposture.
Le pouvoir d’achat est d’abord déterminé par le montant de ses revenus. La commission Attali approuve donc implicitement le fait que les français doivent vivre avec de bas salaires. C’est extrêmement choquant et surtout, c’est la marque d’une rigidité de pensée qui entame la légitimité de cette commission.
Prétendre régler les problèmes du pouvoir d’achat en accédant à de vieilles revendications de la grande distribution, qui est déjà la grande championne du capitalisme français, ou encore en instaurant des actions de groupe à minima, démontre un profond mépris pour la situation réelle de l’immense majorité des français.
Derrière cet inventaire à la Prévert, il y a pourtant un grand absent : les centaines de millions d’euros extorquées au travailleurs de la métallurgie qui servent à financer les mauvais coups du patronat. Il y aurait là, par exemple, matière à augmenter le pouvoir d’achat de ces salariés.
Parti communiste français
Paris, le 16 octobre 2007.