Parti communiste du Pays de Montbéliard

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lundi 15 octobre 2007

Premières conclusions du rapport Attali : incohérences et mesurettes pour aider le pouvoir d’achat des français.



 
 
Les premières conclusions du pré-rapport de la « commission Attali » pour le pouvoir d’achat des français ont été livrées : les polémiques qu’elles suscitent, à droite comme à gauche, mettent en évidence le manque de cohérence et l’absence de vision à long terme sur l’action de l’état en faveur du pouvoir d’achat des français.

Empêtré dans des contradictions, ce rapport mixe interventionnisme fort de l’état (création de 500 000 logements sociaux par ans d’ici à 2010, expropriation des municipalités qui ne respectent pas la loi SRU, création de « villes écologiques nouvelles ») et concurrence complètement débridée ( suppression des marges arrières, abandon du principe de précaution, mise en concurrence des taxis ( ?!) ).

Monsieur Attali est bien en-dessous du défis à relever pour le développement économique et la croissance, et au travers de ce rapport ne propose qu’un ensemble de mesures gadgets où le gouvernement pourrait se permettre de piocher telle ou telle mesure si elle lui semble opportune.

Les fondements d’une relance économique, gages d’une amélioration de la qualité de vie des français et de leurs portes monnaie doivent être le développement de l’emploi et l’amélioration des salaires. Au lieu de proposer une politique volontaire d’innovation technologique, de développement de la politique industrielle, de la création d’emploi dans les services publics, du soutiens des PME, et des mesures fiscales adaptées à ces politiques, Monsieur Attali réintroduit ces grands concepts conservateurs des volontarismes individuels, de la concurrences comme pierre angulaire des avancées de civilisations, pour trouver les bonnes solutions.

Sur ce dossier, comme sur d’autres, nous ne pouvons que constater le décalage de plus en plus visible entre les déclarations volontaristes des politiques du gouvernement et l’impuissance manifeste de l’état.

Dartigolles (PCF) met en garde contre la dérive affairiste de la droite


 
 
Nicolas Sarkozy a porté pendant toute sa campagne la « France d’après ». De déclarations fracassantes en promesses de ruptures : rien n’allait plus être comme avant.

Sauf que maintenant La « France d’après », nous y sommes, et le moins que l’on puisse dire, c’est que la situation est extrêmement grave. L’affaire EADS fait rage, avec chaque jour son lot de nouvelle dénonciation, et le gouvernement persiste à refuser, contre toute logique, une commission d’enquête à l’opposition parlementaire. Dans le clair-obscur des méthodes nauséabondes, on apprend aussi que le négociateur en chef du patronat, chargé de casser le droit social, dispose d’au moins 20 millions d’euros en liquide. Et pour couronner le tout, la ministre de la justice installe une commission pour dépénaliser la criminalité en col blanc.

Bien triste tableau que la droite peint jour après jour. Les scandales entre amis, et les règlements de comptes à l’ancienne, ne sont pas dignes d’une République comme la notre. Cette situation est insupportable, et il est temps que la responsabilité et la raison prévalent à un marécage qui nourrit toutes les dérives.

Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF

Paris, le 15 octobre 2007

Universités : Plus de concurence... pour plus d’inégalités (tract)

7f62a756c458c10ca8d89662f1e145dd.jpg« Libertés et responsabilités des Universités », une arnaque visant à soumettre le système éducatif aux besoins du patronat, au marché. Une réforme qui renonce à s’attaquer à l’échec universitaire, à la modernisation de l’enseignement supérieur et à la précarité étudiante.

Nous sommes tous les cibles de la contre-révolution libérale. Prenant prétexte de la nécessité d’un changement profond de société, la droite et Sarkozy mettent en oeuvre une politique de destruction massive d’acquis civilisationnels et sociaux, une politique de recul sans-précédent pour notre peuple :

 

- une politique de retour à « l’ordre moral », anti-68 ;
- une politique sécuritaire qui stigmatise la jeunesse, la différence et qui dresse les uns contre les autres ;
- une vision du monde post-coloniale, atlantiste et va-t-en guerre ;
- un pouvoir autoritaire qui se cache derrière le marketing politique et des médias aux ordres ;
- une politique de classe au service de l’argent et du patronat.

Que ce soit dans le domaine de l’enseignement supérieur, de la recherche, mais aussi de la culture, les réformes engagées par le gouvernement sont profondément inspirées de ces conceptions.

Pour eux, tout est marchandise : La Sorbonne™ ou Le Louvre™ sont des marques, les idées sont des brevets, les chercheurs et les artistes sont des centres de profi ts, et les étudiants des produits à écouler au supermarché du travail, ou pour ceux qui ont les moyens, les clients de quelques pôles d’excellence universitaire que la réforme Pécresse veut faire émerger.

Pour eux, tout doit être rentable : l’université doit fournir une main d’oeuvre docile et directement exploitable par le patronat. Et pour répondre à ce projet à courte vue, la sélection est leur arme : pour quelques uns se sera les grandes écoles, pour les autres des formations au rabais.

Nous avons besoin d’autre chose, d’une autre politique. Le véritable enjeu c’est de permettre à tous d’accéder au plus haut niveau de culture et de qualifi cation. Ce n’est pas qu’une question de justice. C’est une question de démocratie, si on veut que les citoyens puissent intervenir de façon pertinente, sur les grands choix de société. C’est ainsi que nous relèverons les défi s majeurs de ce siècle, scientifi ques, économique et citoyens, tels que développer la recherche et les fi lières répondant au besoin d’une nouvelle croissance respectueuse de l’environnement, ou encore, à l’heure de la cyber- révolution, faire de l’Université un outil d’innovation, de partage des savoirs et de confrontations d’idées ouvert sur la société. C’est le sens des propositions du PCF.

 

Olivier Dartigolles - FR3 Aquitaine le 12/10/2007

Poème de Guy Moquet confisqué le jour de son arrestation : Tuer le capitalisme

e304ffae236ff24694342efabf806fba.jpgParmi ceux qui sont en prison
Se trouvent nos 3 camarades
Berselli, Planquette et Simon
Qui vont passer des jours maussades

Vous êtes tous trois enfermés
Mais Patience, prenez courage
Vous serez bientôt libérés
Par tous vos frères d’esclavage

Les traïtres de notre pays
Ces agents du capitalisme
Nous les chasserons hors d’ici
Pour instaurer le socialisme

Main dans la main Révolution
Pour que vainque le communisme
Pour vous sortitr de la prison
Pourtuer le capitalisme

Ils se sont sacrifiés pour nous
Par leur action libératrice

Voir : les événements autours de la lecture de la lettre de Guy Moquet